Le fonctionnement de la Métropole du Grand Paris (MGP) et des Etablissements Publics Territoriaux (EPT) est menacé, faute d’un financement adéquat et pérenne.
Ainsi, en 2018, la MGP reverse déjà à ses collectivités et groupements un montant supérieur à ses ressources perçues. Quant aux EPT, ils pourraient être déstabilisés par la perte de la cotisation foncière des entreprises au profit de la MGP au 1er janvier 2020 et par les effets de la politique de contractualisation financière Etat/collectivités limitant l’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an.

Le Bureau du 3 juillet a donc validé la proposition du Président d’organiser une rencontre avec le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, à laquelle participeraient une délégation d’élus pluraliste du syndicat, le Président de la MGP et le Président de l’AMIF. L’objectif recherché est de mettre à plat ces problèmes et de chercher des solutions afin d’éviter des tensions contreproductives qui pourraient naître de cette situation.

Jean-Yves Le Bouillonnec a également souhaité attirer l’attention des membres du Bureau sur les incertitudes qui pèsent sur le mode électoral des conseillers métropolitains. En effet, l’article 54 de la loi MAPTAM prévoit qu’ils seront renouvelés au suffrage universel direct, à l’occasion des élections municipales de 2020. Les modalités de cette élection doivent être fixées par une loi adoptée au plus tard le 1er janvier 2019.
Au regard de ce délai extrêmement court et compte tenu des vifs débats qui agitent les élus locaux et le gouvernement sur le schéma institutionnel du Grand Paris, l’adoption d’une telle loi avant le 1er janvier semble difficilement réalisable.
Sur cette question les élus présents se sont exprimés favorablement à un maintien du mode de scrutin par fléchage.